AccueilTerritoireViolences conjugales : Marlène Schiappa fait le bilan de l'accueil des victimes à Rambouillet

Violences conjugales : Marlène Schiappa fait le bilan de l'accueil des victimes à Rambouillet

La ministre déléguée en charge de la Citoyenneté s'est rendue dernièrement au commissariat de Rambouillet, pour présenter les résultats d'un audit spécialement dédié.
Violences conjugales : Marlène Schiappa fait le bilan de l'accueil des victimes à Rambouillet
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C'est le 3 septembre dernier, à l'occasion du Grenelle des violences conjugales, que le Gouvernement avait pris l'engagement d'évaluer et d'améliorer l'accueil des femmes victimes de violences en commissariats et brigades de gendarmerie. Pour présenter les résultats de ce travail, mené conjointement par les inspections générales de la Police (IGPN) et de la Gendarmerie nationales (IGGN), la ministre chargée de la citoyenneté a choisi de se rendre au commissariat de Rambouillet. L'établissement avait en effet été récompensé pour son engagement lors d'une cérémonie organisée à la Place Beauvau, après la création d'un QR code donnant accès à l'ensemble des informations concernant les structures d'aide aux victimes et la signature d'une convention sur le dépôt de plainte à l'hôpital, avec le centre hospitalier de Rambouillet.

Près de 90 % des victimes ont ainsi jugé « satisfaisant » leur accueil dans les commissariats et les gendarmeries. Aussi, 95 % disent n'avoir eu aucune difficulté pour faire enregistrer leur plainte, 75 % ont estimé satisfaisants les délais d'attente de leur prise en charge, tandis que 80 % ont jugé satisfaisante la confidentialité des locaux, selon cette étude menée auprès de 2 072 victimes et réalisée dans 124 sites de la police nationale et 466 unités de gendarmerie. Un bilan que le Gouvernement juge positif, parce qu'il « témoigne de la mobilisation des policiers et des gendarmes pour protéger les femmes », mais « qui encourage à toujours améliorer l'accueil, le recueil de la parole et la protection des victimes ».

Les points d'amélioration relevés ? Les intervenants sociaux (43 % des victimes disent avoir été en contact avec une intervenante sociale en gendarmerie), l'information délivrée aux victimes au cours de l'enquête (42 % des victimes informées en zone police) ou encore la saisie des armes (48 % ont fait l'objet d'une question sur la présence d'arme à domicile en gendarmerie).

Aussi, le ministère de l'Intérieur a adressé une instruction à l'ensemble des préfets pour un questionnement et une saisine systématique des armes dès la plainte. Il leur a également été demandé de vérifier les antécédents judiciaires, y compris les mains courantes, des personnes demandant à détenir une arme et de porter une attention particulière aux situations de violences intrafamiliales déjà connues des services.

« Après en avoir recruté 67 en 2020, nous renforçons les recrutements d'intervenants sociaux avec un objectif minimum de deux personnes par département. Ils sont aujourd'hui 355 à accompagner les femmes dans toute la France. Par ailleurs, 53 000 policiers et gendarmes ont été formés depuis le Grenelle », a également souligné Marlène Schiappa, indiquant que de plus en plus de policiers et de gendarmes procédaient aujourd'hui à des appels ou à des patrouilles d'initiative (une instruction donnée lors du confinement, afin de maintenir le lien avec les victimes).

« Lorsque l'on est victime de violences conjugales, on se tourne en priorité vers les policiers et les gendarmes. Nous reconduirons cet audit chaque année afin de reprendre contact avec les victimes et leur assurer le meilleur accueil possible. Le ministère de l'Intérieur est pleinement mobilisé pour que 100 % des plaintes soient prises, qualifiées, transmises », a assuré la ministre déléguée.

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