AccueilSociétéViol en Essonne : deux ans ferme pour l’agresseur, la victime en colère

Viol en Essonne : deux ans ferme pour l’agresseur, la victime en colère

Le parquet a fait appel de cette décision de justice, concernant un viol commis contre une femme de 25 ans. Son agresseur a écopé de six ans d’emprisonnement, dont deux années fermes aménageables, à son grand dam.
Viol en Essonne : deux ans ferme pour l’agresseur, la victime en colère
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Le témoignage est difficile à écouter, comme l’a été le prononcé du jugement pour les victimes. Cette semaine, à la cour d’Assises d’Evry-Courcouronnes, un procès comme tant et trop d’autres a eu lieu pour une affaire de viol.

L’affaire concerne notamment Karine, jeune femme de 25 ans, agressée à la sortie de son travail en 2016 par Bamdad A., dans le taxi de ce dernier. Elle est l’une des deux victimes de viol par l’agresseur en l’espace de quelques mois, en plus d’une troisième victime pour agression sexuelle. Les faits ont eu lieu à Paris et à Massy.

Le verdict, de six ans de prison, dont deux années d’emprisonnement ferme, tombe donc à l’issue du procès. Sur les réseaux sociaux, la victime témoigne alors de son incompréhension, amenant un nombre important de réactions et de partages. L’un de ces relais est celui d’une journaliste du Figaro sur Twitter, suivie par d’autres médias ensuite, mettant en avant et dans la pleine lumière du prisme médiatique et sociétal une décision de justice vue comme peu sévère, eu égard aux faits.

Deux ans de ferme sur six ans d’emprisonnement

Sur les plateaux de BFMTV et RMC, la jeune femme a témoigné de nouveau à la suite de sa vidéo sur Twitter. « Quand on a entendu ‘’coupable’’, on s'est dit ‘’ok c'est bon, on est prises au sérieux, on n’a pas fait six ans et tout donné pour rien’’. Ce n'est pas juste en lui disant tu n'exerceras plus la profession de taxi que c'est bon. A quel moment ça va jouer pour nous tout ce qu'on a fait ? On ne peut pas faire mieux, objectivement ».

Ressorti libre, l’agresseur avait déjà été condamné à un an de prison avec sursis en 2013, pour agression sexuelle sur mineur. Le tribunal correctionnel de Paris avait alors demandé un suivi de thérapie pendant trois ans. Suivi qui avait pris fin en 2016, quelques mois avant une nouvelle agression, et le viol subi par Karine. Par ailleurs, neuf autres jeunes femmes accusent aussi le chauffeur de taxi d’agression et de viols, sans avoir toutefois porté plainte. Les faits auraient ici été commis de 2009 à 2016. Jeudi 30 juin, l’avocat général a fait appel de la décision de la cour d’assises d’Evry-Courcouronnes, après la tempête et le tollé médiatique.

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