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Triangle de Gonesse : les institutions déterminées à mener les projets à terme

Deux mois après la visite de Jean Castex à Gonesse et l'annonce de la validation du projet d'urbanisation, Pascal Doll, président de la communauté d'agglomération Roissy Pays de France a présenté à la presse les détails du projet. Il était accompagné par Alain Aubry, président de Roissy Dév et Jean-Pierre Blazy, maire de Gonesse.
Triangle de Gonesse : les institutions déterminées à mener les projets à terme
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“Personne, venu d'ailleurs, ne viendra nous dire comment nous devrions faire chez nous !” a affirmé Pascal Doll à plusieurs reprises lors de la présentation du projet d'urbanisation du triangle de Gonesse. Le président de la communauté d'agglomération de Roissy Pays de France a ainsi fait référence aux opposants écologistes à ce projet. Certains d'entre eux étaient d'ailleurs présent devant la maison des Centraliens, lieu de la conférence pour exprimer leur rejet de ce projet. Le message donné par les instigateurs de ce projet est clair, ils iront jusqu'au bout.

Le projet du triangle des Gonesses prévoit l'urbanisation de 110 hectares de terres agricoles pour notamment y installer une cité scolaire internationale et l'implantation d'un service de l'État. La création de la ligne 17 du métro du Grand Paris qui relierait les gares du Mesnil-Amelot à Paris en passant par le triangle des Gonesses est également prévue.

Parmi les projets d'aménagement du territoire, on retrouve la création de trois lignes de bus qui relieront Garges-Sarcelles, Goussainville et Villiers-le-Bel à la plateforme aéroportuaire de Roissy.

La création d'un pôle d'enseignement de l'Université de Cergy est également prévue. Ces projets interviennent alors que le grand projet du complexe commercial EuropaCity qui devait être construit au même endroit a été abandonné en septembre 2019. “La Seine-Saint-Denis a le stade de France, la Seine et Marne à DisneyLand, les Yvelines ont le campus Paris-Saclay… Il est temps que le Val d'Oise connaisse à son tour la réalisation d'un projet de grande ampleur” ont rappelé les porteurs du projet.

Pour justifier sa position ferme, la communauté d'agglomération a commandé un sondage à l'IFOP pour prendre le pouls de la population à propos du projet. Le résultat est sans appel, plus de 80% des sondés sont favorables aux projets de développement et d'aménagement proposés. Ce sondage a été divisé en deux. Tout d'abord, l'institut de sondage a interrogé les habitants de la communauté Roissy Pays de France et ensuite, les dirigeants d'entreprise. Dans les deux cas, le taux d'approbation est supérieur à 80%.

Une opposition active

Le sondage réalisé par l'IFOP ne convainc pas les opposants au projet qui restent mobilisés : “ Cela fait maintenant dix ans qu'ils fonctionnent comme cela, tout dépend de la manière dont les questions sont posées. Si on me demande si je veux plus de transports, une meilleure offre universitaire... Forcément que je vais dire que je suis favorable. Mais si on m'explique que cela se fait sur des terres agricoles qui vont être artificialisées, au détriment de l'environnement, là ce n'est plus la même chose”, explique Jean-Yves SOUBEN, vice-président du collectif pour le triangle de Gonesse. Ce collectif demande l'abandon pur et simple du projet d'urbanisation de cette zone. Ils avaient d'ailleurs créé une Zone à Défendre (ZAD) à l'endroit où le projet devait se tenir. Ils y sont restés 17 jours avant d' être délogés par les forces de l'ordre.

“L'écologie ce n'est pas ne rien faire du tout, le développement économique et développement durable ne sont pas antinomiques", expliquait Pascal Doll pour qui le projet porté est essentiel. Il s'agit d'un projet “bon pour l'emploi, l'attractivité, le développement et le désenclavement de la communauté d'agglomération” a affirmé Alain Aubry, président de Roissy Dév. Pour rappel, ce territoire possède un taux de chômage bien supérieur à la moyenne nationale (15,6%) . L'arrivée de ce nouveau complexe devrait favoriser l'implantation d'entreprises ainsi que la mobilité vers Paris et pourrait à terme être bénéfique pour l'emploi dans cette zone.

Si le projet prévoit l'artificialisation de 110 hectares de terres agricoles, il prévoit également la sanctuarisation de 16 000 hectares pour les trente ans à venir. Cela signifie que ces milliers d'hectares sont assurés d'être préservés jusqu'en 2050 au moins.

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