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Éducation SYLVIE RETAILLEAU : « L'Université Paris-Saclay est une "pépite" sur un modèle international »

Pour sa Présidente Sylvie Retailleau, l'Université Paris-Saclay, à la treizième place mondiale et première place française, selon le classement de Shanghai, est une « pépite » qui attire de plus en plus de bons étudiants.
SYLVIE RETAILLEAU : « L'Université Paris-Saclay est une "pépite" sur un modèle international »
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Qu'est-ce qui fait la spécificité de Paris-Saclay ? 

Sylvie Retailleau : Paris-Saclay, créée au 1er janvier 2020 en tant que telle, est en fait une université basée sur un historique très fort. Elle rassemble des entités qui travaillent ensemble en recherche et formation depuis des dizaines d'années, des communautés qui se connaissent, qui collaboraient aussi bien par des masters que les écoles doctorales et la recherche. C'est le potentiel recherche-formation qui est regroupé sous ce chapeau. L'essence même de cette université, c'est de mettre en avant et de développer ce potentiel. Notre caractéristique, qui fait notre valeur ajoutée, c'est l'interdisciplinarité et la solidarité entre ces entités (...).
On a rassemblé aussi les établissements avec les organismes nationaux de recherche (CNRS, Inserm...). C'est une force à Saclay. Cinquante pour cents des moyens humains dans les labos sont de l'université Paris-Saclay et 50% sont des chercheurs des organismes. Saclay, c'est un modèle qui casse les silos entre grandes écoles, universités et organismes de recherche. On a inclus aussi les grandes écoles – CentraleSupélec, AgroParisTech, ENS Paris-Saclay... –, en préservant leurs particularités. On se met tous ensemble et on crée une force de frappe commune. Cela permet d'être sur un modèle international. On a voulu être une université française, mais dont le modèle évolue pour être compréhensible à l'international.

Est-ce que l'attractivité de l'université est renforcée par le classement de Shanghai ?

S. R. : Clairement. A l'international, on le voit sur les masters. On a vu augmenter le taux de candidatures. Pour les mathématiques, c'est très clair. On est en train de le quantifier. Au niveau des masters ou des doctorats, les étudiants regardent les classements. Cela dépend des pays, c'est très diversifié. Mais en tout cas, c'est regardé, parce que nous recevons beaucoup de mails d'étudiants qui en font état. On voit les niveaux des dossiers monter.


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Quels sont les défis d'avenir ?

S. R. : Les défis, c'est déjà la fusion avec l'université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines et celle d'Evry-Val-d'Essonne, probablement en 2025-2026. (...) Ces deux universités disparaîtront et cela va avoir un impact sur les composantes universitaires. Il faut opérer la fusion pour qu'on soit un acteur du territoire et pas seulement une petite pépite posée-là. Paris-Saclay, c'est 30 km sur 30 km, ça va du Kremlin-Bicêtre à Evry, Versailles. Et puis il y a le défi de les faire fonctionner. On reconnaît un potentiel scientifique qui est regroupé là. Maintenant, il faut qu'on se stabilise et qu'on arrive à améliorer le mode de fonctionnement d'une structure assez complexe.

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