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Sciences Po Saint-Germain-en-Laye lance le Diplôme d’analyste en cybersécurité (DAC)

Après le Renseignement et les Menaces globales, c’est dans le domaine de la Défense que Sciences Po Saint-Germain-en-Laye renforce son expertise avec un Diplôme d’analyste en cybersécurité (DAC), lancé pour la première fois en octobre 2022.
Sciences Po Saint-Germain-en-Laye lance le Diplôme d’analyste en cybersécurité (DAC)
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Économie Publié le ,

Placée sous la direction de Samuel Faure, la première promotion de ce programme, unique en France, comprendra 24 candidats, étudiants comme professionnels, qu’ils soient un dirigeant de start-up, un fonctionnaire de l’administration publique ou un cadre du secteur privé. Pendant cette formation dispensée sur 13 jours (100 heures) en présentiel, en français et en anglais, il leur sera proposé d’acquérir les compétences nécessaires pour exercer des responsabilités liées à la cybersécurité. Les candidats doivent toutefois être titulaires d’un Bac +4, avoir la capacité de travailler en anglais et être motivé.

Les candidatures sont ouvertes du 11 avril au 1er juillet 2022 et les dossiers d’inscription peuvent être déposés à l’adresse https://www.sciencespo-saintgermainenlaye.fr/dac/

La cybersécurité, l’enjeu de tous

Les risques et les défis numériques que représentent les cyberattaques et le big data, les conflits hybrides et l’intelligence artificielle affectent l’ensemble des secteurs d’activités stratégiques comprenant des opérateurs d’importance vitale (OIV). Tous les cadres dirigeants de start-ups, PME ou grand groupe, et ceux à venir, ainsi que les agents civils et militaires du secteur public seront confrontés à ces risques. C’est aussi un enjeu de société qui affecte la démocratie et auquel sensibiliser les citoyens.

« Après avoir passé 6 mois à la rencontre des spécialistes de la cybersécurité, nous avons imaginé le DAC comme une spécialisation en études supérieures visant à approfondir les hard et soft skills des dirigeants des entreprises et des agents services publics. Dispensée sur 13 jours d’octobre à février, le DAC est compatible avec un autre cursus universitaire en Master 2 pour les étudiants ou une activité professionnelle pour les actifs. Nous cherchons le plus de diversité possible dans les backgrounds de cette première promotion, et visons la parité, les femmes ne représentant que 2% dans le domaine de la cybersécurité. Le DAC est aussi accessible à tous ceux qui sont citoyens de l’Union européenne. », explique Samuel Faure, directeur du programme et maître de conférences en science politique à Sciences Po Saint-Germain-en-Laye.

Comment agir face aux cyberattaques

La cybersécurité ne se réduit pas à la maîtrise de technologies avancées. Elle est aussi façonnée par des rapports de pouvoir politiques, l’établissement des réglementations régulant le cyberespace, des intérêts économiques et des dilemmes éthiques qui demandent d’être décryptés.

Elle est pensée de manière globale pour développer des compétences spécialisées (capacité d’analyse géopolitique, aptitude à l’étude prospective des menaces et des risques cyber, gouvernance efficace et gestion de crise contrôlée d’une attaque cyber ou encore conception de solutions innovantes pour renforcer la résilience des organisations). Le DAC permet aussi de renforcer des compétences transversales : l’aptitude à faire dialoguer différents services par un travail collaboratif opérant, la faculté́ d’adaptation organisationnelle dans la gestion agile de projets cyber, la maîtrise d’une communication influente sur des enjeux techniques ains que la diffusion d’une culture professionnelle public/privé autour de la cybersécurité́.

Le DAC en détails

Ce diplôme de niveau Master 2 comprend 12 modules d’enseignement, 30 capsules vidéo, 1 mémoire d’expertise et fait appel à plus de 20 intervenants, experts en gouvernance, géopolitique et management de la cybersécurité comme Nicolas Arpagian, directeur de la stratégie en cybersécurité de Trend Micro, auteur de nombreux ouvrages dont le Que sais-je ? sur la cybersécurité aux Presses Universitaires de France ou encore Olivier Kempf, directeur du cabinet stratégique La Vigie, chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS). Cécile Wendling, directrice de la stratégie de sécurité, de l’anticipation des menaces et de la Recherche chez AXA sera la marraine de la première promotion.

La formation de 12 modules s’effectuera en présentiel, à l’exception d’un module effectué en distanciel par une trentaine de capsules vidéo. Les enseignements auront lieu d’octobre 2022 à février 2023 sur le campus de Sciences Po Saint-Germain-en-Laye. L’évaluation se fera par des examens prenant la forme de questions à choix multiples (QCM) en avril 2023. De mars à août 2023, les auditeurs professionnels devront ensuite rédiger un mémoire d’expertise qu’ils soutiendront en septembre 2023 devant un jury composé de spécialistes de la cybersécurité. Les étudiants de Master 2 en sont dispensés puisqu’ils doivent réaliser un stage sur cette période. Le DAC fait intervenir une vingtaine d’intervenants.

« Le DAC offre 4 atouts pédagogiques : l’interdisciplinarité en sciences sociales et en mathématiques, la complémentarité avec des mises en situation professionnelle, l’excellence des intervenants et la diversité des auditeurs. La cybersécurité est analysée sous l’angle des connaissances et de l’expertise issues de la recherche en sciences sociales, caractéristique de la méthode Sciences Po. », conclut Samuel Faure.

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