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Retraites : Nicolas Dupont-Aignan propose un référendum d’initiative partagée

Le député d’Essonne Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, a présenté une proposition de référendum d'initiative partagée (RIP) sur la réforme des retraites.
Le député d’Essonne Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, a présenté une proposition de référendum d'initiative partagée (RIP).
© Creative Commons - Le député d’Essonne Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, a présenté une proposition de référendum d'initiative partagée (RIP).

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Le triple candidat malheureux à la présidentielle propose que « l'âge légal de départ à la retraite (soit) plafonné à 62 ans », alors que le gouvernement a présenté la semaine dernière une réforme faisant passer l'âge légal de 62 à 64 ans. « Il est inconscient de se lancer dans une réforme à la fois inutile et dangereuse », a fait valoir M. Dupont-Aignan lors d'une conférence de presse, en estimant qu'il n'y avait « pas de problème de financement des pensions », selon lui « un fantasme, un mensonge qui angoisse les Français ». « Ce sont les premiers de cordée qui n'ont pas de travail qui vont être les victimes de cette réforme : c'est abominable », a ajouté celui qui se définit comme un « gaulliste social ».

Un référendum d’initiative partagée pour plafonner l’âge de départ en retraite

Pour être soumise à un référendum d'initiative partagée, une proposition de loi doit être déposée par au moins 185 des 925 parlementaires (577 députés, 348 sénateurs). Le Conseil constitutionnel vérifie alors qu'elle concerne l'un des domaines prévus par la Constitution, notamment les réformes relatives à la politique économique et sociale. En cas de feu vert, les initiateurs disposent d'un délai de neuf mois pour obtenir la signature d'aumoins 10% du corps électoral, soit environ 4,87 millions de personnes.

« Trouver les 185 parlementaires, c'est le plus dur », a convenu M. Dupont-Aignan, qui a assuré avoir déjà reçu le soutien d'une quinzaine de députés RN, en se disant ouvert « à modifier la rédaction » de son texte afin de trouver un « consensus » entre « des parlementaires de droite et de gauche ». « Je suis en revanche très confiant sur les 4,5 millions de signatures », a-t-il ajouté, « parce que c'est un objet pratique de mobilisation des Français".

Nicolas Dupond-Aignan présent lors de la grève

Le député de l'Essonne, qui avait appelé à voter Marine Le Pen au second tour de l'élection présidentielle, a par ailleurs indiqué qu'il manifesterait aux côtés des syndicats, à rebours de la position du RN. « Le nombre de Français qui seront dans la rue sera un élément symbolique fort. Je dis: “Allez-y!“ », a-t-il expliqué, en estimant toutefois que son « boulot » était de trouver une solution politique. « Je ne veux pas avoir à choisir entre la soumission à cette réforme et le blocage du pays », a-t-il ajouté.

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