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Médecine libérale : pourquoi les jeunes ne s’installent pas en Île-de-France ?

L’URPS des médecins libéraux d’Île-de-France a réalisé une enquête auprès de plus de 5500 médecins diplômés dans la Région. Au-delà de la formation de nouveaux médecins, le modèle économique des cabinets libéraux est à questionner.
l’URPS a lancé une enquête flash auprès des médecins diplômés en Île-de-France depuis 2010
© Adobe Stock - l’URPS a lancé une enquête flash auprès des médecins diplômés en Île-de-France depuis 2010

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L’Union régionale des professionnels de santé (URPS) médecins libéraux Île-de-France, qui représente les 21 000 médecins libéraux d’Île-de-France, a rappelé que la Région était confrontée à une forte diminution du nombre de médecins généralistes et spécialistes libéraux. Pour elle, ce phénomène est notamment lié à l’inadéquation entre les besoins et le nombre d’internes formés, mais aussi à la « faible attractivité » du modèle libéral.

Partant, l’URPS a lancé une enquête flash auprès des médecins diplômés en Île-de-France depuis 2010. L’objectif ? Connaître les origines du faible niveau d’installation en libéral. Sur les 309 réponses reçues, 73,9 % des médecins interrogés affirment que les conditions actuelles de l'exercice libéral ne sont pas favorables à leur installation. Ils soulignent plusieurs facteurs, notamment la complexité administrative à l’installation (37,7 %), les conditions économiques (29,7 %), ou encore la charge mentale (19,4 %).

Selon la majorité des personnes interrogées (57 %), la principale solution économique afin de favoriser l’installation serait la revalorisation du tarif opposable, devant la mise en place d’une liberté tarifaire permettant d’adapter ses tarifs à sa clientèle et sa pratique (27,2 %) et devant la prime à l’installation (9,1 %). Pour 84,4 % des personnes interrogées, la revalorisation de l’acte médical à hauteur de 50 euros serait une mesure plus déterminante que les aides à l’installation.

« Il semble à présent évident que la réflexion générale doit porter sur l’attractivité du modèle économique de la médecine libérale qui se fragilise, faute d’un réalisme adapté au coût de nos pratiques. C’est un sujet prioritaire pour permettre un avenir aux jeunes praticiens, qui sont en attente de conditions d’exercice répondant à leurs aspirations », estime l’URPS.

L’enquête a été menée du 3 au 10 novembre auprès de 5627 médecins diplômés en Ile-de-France depuis 2010 et non encore installés en libéral.

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