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Violences faites aux femmes

Marlène Schiappa lance les « soldes citoyens » au profit du 3919

La ministre déléguée à la Citoyenneté s’est rendue au centre commercial Westfield Parly 2 au Chesnay-Rocquencourt, pour soutenir cette opération permettant de « participer de manière engagée et solidaire aux soldes ».
Marlène Schiappa lance les « soldes citoyens » au profit du 3919
© AP - Marlène Schiappa et Samuel Alimi, vice-président de la holding de Camaïeu.

Économie Publié le ,

Àl’occasion de la journée marquant le top départ des soldes d’hiver, c’est directement au sein de la galerie marchande du centre commercial Westfield Parly 2 que Marlène Schiappa s’est rendue, pour rencontrer les équipes de Camaïeu. L’entreprise de prêt-à-porter féminin a en effet choisi de se mobiliser à cette période (l’entreprise a décidé de soutenir une cause par mois) pour faire connaître le 3919, le numéro national de référence pour les femmes victimes de violences, qu’elles soient conjugales, sexuelles, psychologiques, etc. Géré par la Fédération nationale Solidarité femmes, il s’appuie sur un partenariat avec les principales associations nationales luttant contre ces fléaux. Ce numéro propose une écoute, informe et oriente vers des dispositifs d'accompagnement et de prise en charge. Il garantit l'anonymat des personnes appelantes, mais n’est pas un numéro d'urgence, comme le 17, qui permet, en cas de danger immédiat, de téléphoner à la Police ou la Gendarmerie.

Dans les boutiques Camaïeu, comme celle du centre Westfield Parly 2, le relais du numéro national est visible sur le site web de l’enseigne, sur ses réseaux sociaux et via son “t-shirt solidaire du mois” (porté par les équipes de l’entreprise, il représente le numéro dans un cœur porté par deux mains) ainsi que sur le ticket de caisse, tout le mois de janvier. Pour Camaïeu, « ce numéro gratuit et anonyme reste encore trop méconnu, surtout du public qui en a le plus besoin, puisque les femmes victimes de violences conjugales peuvent être plus isolées socialement que les autres ». La marque propose parallèlement à ses clientes d’arrondir le montant de leurs achats au profit de l’association Solfa (Solidarités femmes accueil), durant cette même période de soldes hivernales. L’an passé, l’entreprise avait déjà récolté quelque 82 500 euros à son profit.

« Les centres commerciaux ont joué un rôle positif durant la pandémie pour mieux protéger les femmes. Nous sommes ici dans un centre commercial géré par Unibail Rodamco Westfield, qui s’est complètement engagé avec le ministère de l’Intérieur et avec le Gouvernement, pendant la période de pandémie, pour mettre en place des points d’écoute des femmes avec des associations, des policiers, des gendarmes, pour qu’elles puissent avoir accès à leurs droits et être protégées face aux violences conjugales. C’est une belle manière de dire que l’on peut participer aux soldes de façon citoyenne et de manière engagée pour mieux protéger les femmes », a souligné la ministre déléguée à la Citoyenneté. « Avant le Grenelle des violences conjugales, le numéro n’était pas connu. Aujourd’hui, plus de
70 % de la population l’a en tête. Il est désormais ouvert 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, conformément aux engagements pris lors du Grenelle des violences conjugales ».

© AP - Marlène Schiappa a rencontré les équipes de Camaïeu qui se mobilisent au profit d'actions contre les violences faites aux femmes.

L’appel aux témoins de violences

« Nous mettons en place des lois, des dispositifs. Ensuite, il faut que l’on puisse les faire connaître et que les femmes s’en emparent. Il existe des bracelets antirapprochement, des téléphones “grave danger” nous avons mis en place la saisie des armes dès le dépôt de plainte. Il faut que l’on puisse encore mieux soutenir ces femmes, les associations,
et que les témoins interviennent aussi », a assuré Marlène Schiappa, après avoir acheté son propre t-shirt à l’effigie du 3919. « C’est pour cela qu’il est important d’avoir ces dispositifs durant les périodes de soldes. C’est un autre moment. Les femmes sont en dehors de chez elles, de l’emprise psychologique qui peut avoir lieu dans leur domicile. Elles sont entre femmes, parfois avec une collègue, une amie, une voisine…
Et lorsqu’elles s’approchent des cabines d’essayage, elles voient coordonnées des associations, les dispositifs qui existent et elles peuvent s’en saisir », a poursuivi la ministre, avant de lancer un appel aux témoins de violences. « Quand on voit une maison qui brûle, on appelle les pompiers. Quand on sait qu’il y a, dans la maison d’en face, une femme, des enfants victimes de violences intrafamiliales, il faut absolument appeler les forces de l’ordre pour éviter qu’un drame ne se produise ».


© AP

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