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ESSONNE Marcoussis : Stéphane Bern dévoile les projets retenus par la Mission Patrimoine

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Marcoussis : Stéphane Bern dévoile les projets retenus par la Mission Patrimoine
©Village de Marcoussis - Stéphane Bern s'est rendu au château de Montagu à l'occasion du dévoilement des lauréats.

Les 100 projets de maillages de la Mission Patrimoine ont été dévoilés dernièrement au château de Montagu, à Marcoussis, projet lauréat pour l'Essonne.

Pour l'occasion, Stéphane Bern, chargé de la Mission Patrimoine, était notamment accompagné de Célia Verot, directrice générale de la Fondation du patrimoine, du président de l'Association historique de Marcoussis, Patrick Bourgueil, de la présidente de l'Union rempart, Maries-Georges Pagel-Brousse, de Jean-Marc Sauvé, président de la Fondation Apprentis d'Auteuil et d'Olivier Thomas, maire de Marcoussis. Au total, 96 projets ont été retenus pour les départements de métropole et 4 projets pour les collectivités d'outre-mer. Pour rappel, la « Mission Patrimoine pour la sauvegarde du patrimoine en péril », déployée par la Fondation du patrimoine et soutenue par le ministère de la Culture et FDJ, s'est engagée dans la restauration de 627 sites français, dont 297 sont d'ores et déjà sauvés (les travaux sont achevés pour 115 d'entre eux et en cours pour 182 autres). Quelque 72 millions d'euros ont ainsi été collectés et reversés à la Fondation, dont plus de 25 millions d'euros au titre de l'édition 2020.

Le château de Montagu, monument désigné lauréat en Essonne, est classé au titre des monuments historiques. Il est situé au sein du Campus Saint-Antoine, un site appartenant à La Fondation Apprentis d'Auteuil, qui y a installé également un lycée horticole et paysager. C'est l'Association Historique de Marcoussis, membre de l'Union Rempart, qui se charge de la gestion et la restauration du château de Montagu.

La tour Henri IV, seul vestige toujours érigé du château, est dans un grand état de péril, selon la Fondation du patrimoine. A tel point que les travaux de restauration devraient avoisiner les 660 000 euros. Prévu pour démarrer début 2022, ils s'achèveront probablement neuf mois plus tard. Pour compléter le financement du projet de restauration, le ministère de la Culture versera une subvention dont le montant pourra atteindre 40 % du montant des travaux de restauration, et une collecte de dons sera aussi lancée avec la Fondation du patrimoine.

Le projet : rénover le site pour éviter la chute de la tour

Bâti entre 1400 et 1408 par Jean de Montagu, le château, à la fois défensif et résidentiel, était considéré comme l'une des plus belles réalisations architecturales du règne de Charles VI. Il était construit sur un plan quadrangulaire régulier, cantonné à ses angles de tours rondes. Les courtines formant les deux petits côtés de l'enceinte étaient couronnées par un chemin de ronde à mâchicoulis. L'ensemble était protégé par des douves larges et profondes.

Dévasté en 1792, devenu inhabitable, il fut ensuite démoli par ses propriétaires au XIXe siècle, pour en récupérer les pierres. Aujourd'hui, une seule des quatre tours rondes, la tour Henri IV, dite “tour des oubliettes“, haute de 17 mètres, est encore debout à l'angle Nord-Est. Elle abrite une salle basse hexagonale voûtée. Mais elle a été déstabilisée lors de la démolition du château au XIXe siècle.

Malgré de premiers chantiers dès les années 1990 pour la mettre hors d'eau et d'air, son sommet est aujourd'hui fragilisé à l'emplacement de l'accroche du château. Le ciment qui protégeait les pierres est en partie tombé et l'eau s'infiltre dans le mur. La base de la tour présente également des désordres : des pierres sont descellées et des arrachements sont observés.

En 1941, le site est légué à la Fondation Apprentis d'Auteuil, qui y installe une école d'horticulture. Elle va permettre de développer un véritable écrin autour du château, entretenu par l'Association Historique de Marcoussis. Affiliée à l'Union Rempart, elle y organise des chantiers tous les mois et une fois par an dans le cadre de chantiers d'insertion pour des jeunes sous contrat aidé.

Le lieu est ouvert au public lors des manifestations nationales, de portes ouvertes et pour des visites de groupes scolaires. Des initiations aux métiers du bâtiment en taille de pierre et maçonnerie sont proposées aux jeunes des missions locales voisines. Le projet de restauration et de valorisation des ruines du château de Montagu impliquera également le lycée horticole et paysager Saint-Antoine, établissement d'Apprentis d'Auteuil, qui propose à des jeunes de tous horizons de construire leur avenir en se formant à un métier en lien avec l'environnement, par la réalisation d'activités autour du jardin et la possible création d'un jardin médiéval.

Les projets désignés dans les Yvelines et le Val d'Oise

Dans les Yvelines, le château des Côtes, de style néo-gothique, a été construit en bordure de la vallée de la Bièvre entre 1872 et 1875 par Alphonse Mallet, issu d'une illustre dynastie descendante d'Oberkampf. La couverture et la terrasse arrière du château ont besoin d'être restaurées, pour que son activité puisse se poursuivre. Il est acquis, en 1951, par la Charité Maternelle de Paris, afin de devenir un centre médicalisé pour enfants. Il abrite aujourd'hui un établissement privé à but non lucratif. Des soins de suite et de réadaptation à des enfants de 0 à 18 ans y sont proposés. La Mission Patrimoine prévoit de restaurer le château afin de préserver à la fois le lieu de vie des enfants hospitalisés (à ce jour, 30 enfants accueillis dans l'unité du château), mais aussi ce lieu historique, partie du patrimoine français.

Dans le Val d'Oise, c'est La Maison des Joséphites, en état de péril, qui a été désignée lauréate. la Mission Patrimoine. L'édifice est construit vers 1660 sur les ordres du prince Armand de Bourbon-Conti, seigneur des lieux, pour en faire une école gratuite pour les enfants de l'Isle-Adam. Pour l'enseignement, il fait venir de la région de Lyon des prêtres de la confrérie de Saint-Joseph, d'où le nom de “Maison des Joséphites“. Après avoir été occupé par des particuliers, puis par la municipalité, le site abrite un musée. Mais il ne peut plus accueillir de public à partir de 2006, pour des raisons de sécurité. Son édifice présente aujourd'hui des marques d'usure très importantes. Les façades et la structure du bâtiment ont été fragilisés par des dégâts des eaux et le stockage de charges lourdes. Des murs porteurs ont aussi été supprimé au rez-de-chaussée. Aussi, la stratégie de restauration correspond à l'ambition d'un bâtiment neuf ne préservant que sa coque historique. Le lieu sera par la suite occupé par la Maison de la création, un lieu dédié à l'accueil d'artisans, d'artistes et de créateurs.

L'appel à projets pour la saison 5 est ouvert sur le site missionbern.fr rubrique « signaler un site ». Propriétaires, associations, communes et passionnés de patrimoine sont invités à identifier les sites en péril partout en France métropolitaine et dans les collectivités d'outre-mer. Ces signalements peuvent être effectués tout au long de l'année.




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