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Mantes-la-Jolie : Prison ferme dans l’affaire de racket sur le marché

Des peines de prison ferme ont été prononcées le 16 janvier par le tribunal de Versailles, à l'encontre de sept hommes jugés dans l’affaire de racket de commerçants à Mantes-la-Jolie.
Des peines de prison ferme ont été prononcées le 16 janvier par le tribunal de Versailles.
© Mairie de Mantes-la-Jolie - Des peines de prison ferme ont été prononcées le 16 janvier par le tribunal de Versailles.

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Ces sept hommes sont des anciens placiers, un ex-chargé de la sécurité de ce marchéduquartier populairedu Val Fourré, et des hommes reconnus coupables d'avoir incendié des véhicules de commerçants.

Leurs peines s'échelonnent de six mois à cinq ans d'emprisonnement, le plus souvent accompagnées de sanctions complémentaires telles que l'interdiction de séjourner à Mantes-La-Jolie cinq ans ou d'exercer dans la fonction publique de manière définitive.

Pour la présidente du tribunal, les investigations et le procès ont mis au jour « un système de détournement de fonds », reposant notamment sur des pourboires « au montant disproportionné » ou sur une falsification du nombre de commerçants présents sur le marché. Le parquet de Versailles a estimé le préjudice total à 2,5 millions d'euros, entre 2010 et 2019. Ce système a pu fructifier pendant dix ans dans « un contexte d'omerta », nourri des « menaces et des pressions » exercées sur les commerçants, a relevé la présidente.

L'affaire avait débuté en 2013 par une lettre anonyme, suivie d'une dizaine de courriers. Sidi El Haimer était premier adjoint de la mairie de Mantes-La-Jolie.

L'ancien élu a été reconnu coupable lundi de subornation de témoin et condamné à un an d'emprisonnement avec sursis, ainsi qu'à une peine d'inéligibilité pendant cinq ans. « Nous allons faire appel », a déclaré son avocat Alexandre Simonin, « considérant l'appréciation du tribunal fautive sur le fond et la répression totalement inappropriée ».

Certains des prévenus doivent également verser plusieurs milliers d'euros à la ville de Mantes-la-Jolie et à la société Mandon, gestionnaire du marché à partir de 2018, parties civiles dans le dossier. « Je ne me réjouis pas de la condamnation des uns et des autres et j'ai bien conscience que cette affaire a fortement abimé l'image de notre ville », a déclaré le maire DVD Raphaël Cognet, assurant que « de telles pratiques » ne se reproduiront pas sous son mandat. « Je suis navré que le tribunal n'ait pas envisagé un partage des responsabilités sur le plan civil », a de son côté taclé Frédéric Landon, avocat d'un des placiers condamnés. Rappelant que le marché était en régie directe de la municipalité de 2010 à 2018, il a fustigé le « comportement des décideurs de la ville de Mantes-La-Jolie ».

Tous les prévenus ont contesté les faits. Plusieurs avocats de la défense ont aussi critiqué l'absence de confrontation pendant l'enquête entre les prévenus et des commerçants ayant, pour la majorité, témoigné sous couvert d'anonymat.

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