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La Région récompense la start-up yvelinoise Recnorec

Installée à Plaisir, dans les Yvelines, la start-up Recnorec, qui a pour projet de recycler les déchets plastiques non recyclables, dont les masques usagers, a développé trois innovations qui seront subventionnées par le budget participatif écologique de la Région Ile-de-France.
La Région récompense la start-up yvelinoise Recnorec
© Recnorec

Économie Publié le ,

Dans le cadre de son premier vote du budget participatif consacré à l'écologie, la Région a récompensé 473 projets, parmi lesquels trois proviennent de l'entreprise Recnorec. Créée en 2018, la start-up de 9 salariés est spécialisée dans le traitement des déchets non recyclables ou « ultimes » et aspire à parvenir à les recycler. « Le concept général est de se sourcer sur les déchets plastique qui ont été écartés », explique Ugoline Soler, présidente et fondatrice de la start-up. « Ils sont écartés car ils sont trop sales et qu'il faudrait les laver, ou parce qu'ils sont trop mélangés et qu'il faudrait rajouter des gestes de tri très coûteux ou inacceptables […], et ils sont ultimes car ils peuvent être composés d'un certain nombre de matériaux ou de plusieurs polymères qui fait que leur séparation […] n'est pas possible, ou ça nécessiterait des coûts techniques invraisemblables. », détaille-t-elle.

Trois projets de recyclage des masques chirurgicaux

Désormais utilisés par tous quotidiennement, les masques chirurgicaux font partie des déchets écartés de la chaîne de tri traditionnelle. Ces derniers « ne sont pas valorisés car leur composition est trop hétérogène, souligne Ugoline Soler. Face à ce constat, la start-up a développé trois projets : un premier de grande envergure sous la forme d'un démonstrateur industriel de recyclage des plastiques qui ne le sont actuellement pas, un dispositif de recyclage des masques usagers, dénommé “Bas les masques” ainsi que la création de composteurs à partir du matériau issu de la transformation de ces déchets. Ce dernier ressemble à du bois quand il est utilisé pour faire des planches et à du plastique ou du métal quand il est utilisé pour fabriquer des objets traditionnellement faits en ces matières-là.

La Région a subventionné la solution “Bas les masques”, estimée à 30 000 euros, à hauteur de 10 000 euros, de même s'agissant des composteurs, d'une valeur de 17 600 euros, créés en collaboration avec un Établissement et service d'aide par le travail (Esat), où exercent des travailleurs handicapés, à Jouy-le-Moutier, (95). Le démonstrateur industriel de recyclage de plastiques dits orphelins, estimé à 5 millions d'euros, a, quant à lui, été subventionné à hauteur de 165 000 euros.

Recnorec, partenaire des collectivités

Les trois solutions développées par la start-up sont principalement destinées aux collectivités locales, pour leur gestion des déchets ménagers. « Notre solution permet de limiter le recours à des tâches pénibles et coûteuses, telles que retirer élastiques et pince-nez, et créer des objets utiles à partir du recyclage de ces masques », explique la fondatrice. La ville de Plaisir doit accueillir un premier prototype des composteurs, sur un site scolaire, ainsi qu'un premier démonstrateur industriel, dont la construction doit démarrer en 2021, également à Saint-Quentin-en-Yvelines. Ugoline Soler a précisé que « des petites unités, plus grosses ou à cette échelle-là », pourraient ensuite être déployées ailleurs. Une fois ses réalisations commercialisées, les collectivités et entreprises devraient faire partie du réseau client de la start-up. Pour le moment, Recnorec en appelle aux investissements de l'Ademe et de différents acteurs pour pouvoir mener à bien son dispositif. « C'est une période difficile pour tous, et notamment pour les dépenses liées au développement durable. Il nous faut consolider nos fonds propres et nous proposons à tous citoyens, désireux de soutenir cette innovation, d'entrer au capital », souligne Ugoline Soler. n

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