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La Chancellerie annonce l'ouverture aux avocats d'une plateforme recensant les TIG

Le garde des Sceaux, Éric Dupond-Moretti, et la ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, Amélie de Montchalin, ont annoncé l'ouverture, prévue le 4 octobre prochain, d'une plateforme, cofinancée par les deux ministères, destinée aux avocats qui recense les possibilités de travaux d'intérêt général (TIG), une alternative aux courtes peines de prison dont ils ont vanté les mérites contre la récidive.
La Chancellerie annonce l'ouverture aux avocats d'une plateforme recensant les TIG
@ DR - Grâce à une plateforme numérique enrichie, les 70 000 avocats de France auront accès aux TIG disponibles pour leurs clie

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À partir du mois prochain, les travaux d'intérêt général vont « pouvoir être plaidés par les avocats », qui auront accès à la plateforme TIG 360° et pourront ainsi proposer plus facilement aux juges cette « peine utile, ce travail pour la collectivité » comme alternative à l'incarcération courte, s'est réjoui le ministre de la Justice lors d'une réunion avec les élus locaux franciliens qui s'est tenue lundi matin au tribunal judiciaire de Versailles pour dialoguer autour du dispositif VilleTigeurs, une initiative de Génération Terrain (mouvement politique lancé par Karl Olive, Arnaud Péricard et Pauline Winocour Lefèvre, respectivement maires de Poissy, Saint-Germain-en-Laye et vice-présidente du conseil départemental des Yvelines).

Présenté à cette occasion, le nouvel outil répertorie l'ensemble des postes de TIG disponibles dans chaque département ainsi que leurs spécificités (emplacement géographique, horaires...) afin de faciliter le travail des structures d'accueil, des autorités judiciaires et désormais des 70 000 avocats de France.

Une annonce bien accueillie par les acteurs institutionnels et associatifs du secteur. « Tu casses, tu répares. Tu salis, tu nettoies… », a ainsi résumé Jean-Noël Barrot, député des Yvelines, se disant ravi d'accueillir les deux ministres dans le tribunal de son département.

« Avant, le magistrat ne savait même pas qu'il disposait d'un poste de
TIG », a regretté Éric Dupond-Moretti, qui a salué une mesure « efficace, qui réduit les délais d'exécution des peines ».

Grâce à elle, le garde des Sceaux souhaite « passer de 15 à 16 mois en moyenne à six mois » entre le prononcé de la condamnation et l'exécution de la peine.

En France, plus de 30 000 peines de TIG ont été prononcées en 2019,
23 608 en 2020 « en dépit de la situation sanitaire » et plus de 16 000 pour le premier semestre 2021, chiffre le ministère. « La plateforme TIG 360° recense aujourd'hui environ 21 000 postes de TIG et le ministère de la Justice ambitionne d'en offrir 30 000 d'ici à 2022 », a fait savoir le garde des Sceaux, qui a répété sa certitude que « le tout carcéral n'est pas une solution ». « L'Etat n'a pas le monopole de l'intérêt général, y compris sur les domaines régaliens »,
a souligné pour sa part Amélie de Montchalin, la ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, en appelant les élus locaux à étoffer l'offre de TIG et en soulignant que la transformation numérique de la Justice est en cours. Son collègue en a aussi profité pour ironiser sur « l'absence de Valérie Pécresse » à cette visite et a trouvé « curieux » qu'il n'y ait « pas de TIG à la Région ». La présidente de la Région Ile-de-France avait pourtant annoncé durant l'été vouloir la création d'une agence régionale des TIG.

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