AccueilTerritoireL’Amif alerte face à la mise en péril des services publics de proximité

L’Amif alerte face à la mise en péril des services publics de proximité

L’Association des maires franciliens a interpellé les parlementaires via un courrier co-signé par plus de 500 maires locaux pour sauvegarder les services publics de proximité.
Stéphane Beaudet, maire d’Evry-Courcouronnes, président de l'Association des maires d'Ile-de-France (Amif)
© SIDF - Stéphane Beaudet, maire d’Evry-Courcouronnes, président de l'Association des maires d'Ile-de-France (Amif)

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Les lois de finances ayant « des conséquences directes » sur les budgets des collectivités et sur les politiques publiques destinées aux administrés, l’Amif a travaillé à des propositions sous la forme d’amendements « répondant à aux besoins et attentes des élus locaux ». L’association demande donc, dans le contexte de vote du budget, que ces dernières soient portées au Parlement.

Les élus demandent à bénéfificier du bouclier tarifaire énergétique

Les collectivités locales ne sont pas épargnées par la crise énergétique et elles seront encore davantage touchées l’année prochaine si rien n’est fait, selon l’Amif. « C'est une explosion des dépenses énergétiques pour 2023, non soutenables en l’état, qui nous mettra face à des choix cornéliens que nous ne nous résoudrons pas à faire. Ainsi, il est inenvisageable de réduire ou fermer des services publics tels que les écoles, les crèches, les équipements sportifs, d'arrêter d'investir pour nos concitoyens a fortiori lorsqu’il s’agit de transition écologique », écrit l’association, qui prend l’exemple de communes dont la facture énergétique pourrait quadrupler.

Aussi, l’Amif demande à ce que les collectivités locales puissent bénéficier du bouclier tarifaire énergétique. Dénonçant également la suppression progressive des impôts locaux, « rompant petit à petit le lien entre services publics et contribuables locaux, » l’Amif demande également à ce que la CVAE ne soit pas supprimée.

Une explosion des coûts de l'énergie

Face une notification de dotations ne prenant « pas bien en compte » et « trop tardivement » l’afflux de population dans la Région, mais aussi compte tenu des besoins qui en découlent, les maires franciliens se prononcent pour que l'Insee « révise ses méthodes d’estimation des populations, clef de voûte du calcul des dotations et concours financiers de l'Etat, et que soit remis en place le soutien financier aux “maires bâtisseurs“ ».

L’association rappelle également que ces dernières années ont été difficiles pour les décideurs locaux, avec la crise démocratique puis sanitaire, des contraintes budgétaires « inédites » et aujourd’hui « l’explosion des coûts de l’énergie ».

« Entre 2022 et 2023, nous allons passer un point de non-retour pour les collectivités. Il s’agit du dernier avertissement pour l’État avant le précipice. Il n’est pas trop tard, mais nous sommes face à la banqueroute organisée du bloc communal », souligne Jean-Philippe Dugoin-Clément, vice-président de l’Amif.

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