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Seveso Grigny, Viry-Châtillon et Ris-Orangis ne veulent pas d’un nouveau Lubrizol

Philippe Rio, Jean-Marie Vilain, et Stéphane Raffalli, les maires des trois communes, ont souhaité alerter sur les risques que font courir deux sites classés Seveso II seuil haut.
Grigny, Viry-Châtillon et Ris-Orangis ne veulent pas d’un nouveau Lubrizol
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La Préfecture de l'Essonne a organisé dernièrement un exercice de sécurité civile concernant le dépôt d'hydrocarbure de la Compagnie Industrielle et Maritime (CIM) et d'un dépôt de gaz liquéfié de la société Antargaz. Tous deux sont situés en bords de Seine, près des voix du RER D, de la nationale 7 et de zones fortement urbanisées.

Les maires des Villes de Grigny, Viry-Châtillon et Ris-Orangis indiquent avoir « attentivement suivi le déroulé de l'exercice » mais « regretté que celui-ci reste insuffisant ». A plusieurs reprises déjà, elles ont souhaité que l’exercice de sécurité civile porte sur le « scénario du pire », c’est-à-dire qu’il évalue les risques d’explosion d’un ou des réservoirs de la société Antargaz au moment d’un passage d’un train du RER D. Si ce scénario est l’un de ceux intégrés au plan de prévention des risques technologiques (PPRT) établi par l’Etat, les services de la préfecture n’ont pas suivi les demandes des communes.

« Les catastrophes des usines AZF à Toulouse ou Lubrizol à Rouen l'ont démontré, ces installations représentent un risque majeur pour la sécurité et l'environnement », assurent les maires des trois villes, qui demandent à l’État de trouver une solution alternative pour une localisation de ces dépôts qui mettent en danger la population. Les communes disent refuser d’être considérées comme des territoires où l’on maintien des activités que l’on refuse ailleurs.

« Grigny, Viry-Châtillon et Ris-Orangis ne peuvent se satisfaire du positionnement de l’Etat qui prévoit le maintien de ces entreprises à travers le PPRT, sans prioriser la recherche d’une réduction du risque à la source. Nous nous opposons aussi fermement à toute intervention financière contrainte des collectivités publiques pour permettre le maintien sur site de ces activités polluantes », ajoutent Philippe Rio, Jean-Marie Vilain, et Stéphane Raffalli. « L’exposition des habitants à un risque aussi important couplé au renforcement des énergies fossiles n’ont aujourd’hui plus place dans nos villes. Il est temps que nos populations puissent avoir le droit de se réapproprier les bords de Seine ».

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