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Grigny : Face aux « intérêts du business de la culture », le maire en appelle à Emmanuel Macron

Dans un courrier, Philippe Rio a demandé au président de la République de prendre toutes les mesures nécessaires pour sauver le projet de cinéma Mégarama, qui doit prendre place dans le quartier Cœur de ville République.
Grigny : Face aux « intérêts du business de la culture », le maire en appelle à Emmanuel Macron
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Loisirs et Culture Publié le ,

Une distinction au « goût amer ». Seulement quelques jours après avoir été nommé Chevalier des arts et des lettres par la ministre de la Culture, l’élu a appris que les cinémas CGR d’Evry et le Kinépolis de Brétigny-sur-Orge avait déposé un recours devant la cour administrative d’appel de Versailles contre le projet de cinéma Mégarama (8 salles, 1300 places) de la commune. La Commission nationale d’aménagement cinématographique avait pourtant adopté à l’unanimité ce projet en février dernier, suite à des recours déjà intentés contre la décision départementale favorable de ce même organe, rendue en septembre 2021.

Portant à la fois une dimension commerciale et éducative, le projet prévoyait la construction de liens renforcés avec les écoles et les collèges alentours. Se situant près d’un pôle culturel composé d’un conservatoire de musique et d’arts plastiques, d’une médiathèque et d’une salle de spectacle, le cinéma été conçu pour constituer « une véritable fenêtre ouverte sur le rêve, la culture et l’éducation pour la jeunesse populaire de Grigny, et plus largement l’ensemble des habitants et des villes environnantes ». Quelque 300 000 personnes pourraient en bénéficier, dans un département qui compte « globalement moins d’offres cinématographiques qu’ailleurs ».

De recours en recours

Mais les enseignes cinématographiques « usent et abusent de recours pour retarder l’installation d’un cinéma à Grigny », se désole Philippe Rio, fustigeant les « intérêts du business de la culture ».

« C’est un nouveau coup porté contre le développement de notre ville où nous tâchons de réparer une injustice notoire : celle de l’urbanisation galopante des années 60 décidée par l’Etat et faisant de notre ville dortoir, une ville sans centre-ville et sans droit à la ville », poursuit-il sur le même registre.

Le maire de Grigny souligne par ailleurs que le régime juridique d’exception de l’Opération d’intérêt national (OIN) s’appliquant au centre-ville de Grigny devrait permettre d’empêcher ou de raccourcir les délais de ces recours. Or, il « semble inopérant » en l’espèce.

Se disant, malgré tout, plus que jamais déterminé à faire vivre le droit à la culture dans sa ville, Philippe Rio conclut sa lettre en priant le président de la République de « bien vouloir prendre toutes les mesures nécessaires pour faire cesser cette discrimination territoriale et cette ségrégation culturelle ».

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