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Gérald Darmanin : « la sécurité est consubstantielle à l’Etat »

A l’invitation de Yaël Braun-Pivet, députée des Yvelines et présidente de la Commission des lois de l’Assemblée nationale, le ministre de l’Intérieur a répondu aux questions des habitants et des élus à Sartrouville.
Gérald Darmanin : « la sécurité est consubstantielle à l’Etat »
© SIDF - Gérald Darmanin et Yaël Braun-Pivet.

Société Publié le ,

« Vous avez une députée présente et active. Elle a l’un des postes les plus importants parmi les 577 députés. »

Nouvelle-Calédonie, délinquance juvénile, insécurité, manifestations, migrants… Face à près de 200 habitants et élus de la 5e circonscription, Gérald Darmanin a pris le temps, aux côtés de Yaël Braun-Pivet, députée des Yvelines et présidente de la Commission des lois de l’Assemblée nationale, de répondre aux nombreuses interrogations.

La place de la sécurité dans le débat public

Un habitant de Maisons-Laffitte a posé sans ambages une question socialement vive dans le débat politique actuel, à savoir s’il était possible de faire en sorte que la sécurité ne soit plus autant mise sur le devant de la scène. A l’appui de son propos, le ministre de l’Intérieur, a d’abord souhaité rappeler quelques bases. Selon le ministre, l’État a été créé pour
« garantir la sécurité des citoyens », la sécurité est donc « consubstantielle à l’État ». Mais si elle est importante, elle n’est pas la finalité de l’État, qui doit s’assurer que les gens soient plus heureux, qu’ils puissent vivre du fruit de leur travail, qu’ils puissent être en bonne santé. « Je pense que l’on se trompe dans la vie politique si l’on nie le rôle de l’État dans la sécurité. C’est consubstantiel au fait que l’on accepte des règles. Mais on se trompe également si l’on considère que la sécurité est la finalité de
l’État », a expliqué Gérald Darmanin, ajoutant qu’il n’était pas le ministre plus important parmi l’ensemble des politiques publiques, mais qu’il devait garantir ces dernières.

« Les faits divers ont toujours existé et existeront toujours. Mais ils sont montés en épingle. L’information en continu et les réseaux sociaux font que l’opinion publique peut à tout moment être impactée », a justifié l'élu de Tourcoing. « On peut aussi expliquer qu’il existe de vrais problèmes structurels : les policiers ne sont pas assez formés, ils n’ont pas assez de matériels, ils ne disposent pas de tous les moyens pour agir, notamment en matière d’écoute. On peut aussi rappeler qu’il y a plus ou moins le même nombre de meurtres chaque année depuis 30 ans ».

Le ministre de l’Intérieur a aussi souligné que « toutes les études d’opinion disent que le pouvoir d’achat ou l’économie et le climat sont la priorité des français », devant la sécurité. « Mais cela ne veut pas dire que personne n’en parle et qu’il n’y a pas de problème de sécurité. C’est une des priorités, mais ce n’est pas la priorité », a-t-il argué.

Le ministre de conclure : « Ce qui me rend triste dans le débat politique actuel, c’est que certains sujets sécuritaires sont tournés à l’obsession. Quand on confond la finalité avec le moyen, on est un très mauvais politique ».


© SIDF

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