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Florent Burtin « Les universités d'été sont incontournables pour les commissaires aux comptes »

Cet évènement phare de la rentrée est un rendez-vous de formation indispensable pour la profession, dont Florent Burtin nous présente l’organisation et le programme.
Florent Burtin « Les universités d'été sont incontournables pour les commissaires aux comptes »
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Économie Publié le , Propos recueillis par Boris Stoykov

Président de la Compagnie régionale des commissaires aux comptes de Versailles et du Centre, Florent Burtin coorganise, avec l'Ordre des experts-comptables de Paris Ile de France et la Compagnie des commissaires aux comptes de Paris, les Universités d'été de la profession comptable.

Affiches Parisiennes : Pourquoi ces Universités d’été sont-elles un événement important pour les experts-comptables et les commissaires aux comptes ?

Florent Burtin : On organise cet évènement depuis de nombreuses années puisque nous couvrons l'Ile-de-France et bien plus depuis la fusion de la CRCC de Versailles et du Centre avec les deux CRCC de Bourges et d'Orléans. Nous faisons cela avec l’Ordre de Paris Ile de France et la Compagnie des commissaires aux comptes de Paris pour l'intérêt des confrères et consœurs sur le terrain. C'est un moment privilégié qui leur donne accès à de la formation gratuite et qui offre aux collaborateurs un parcours spécifique. Pour la Compagnie, c’est un moment où elle leur donne la possibilité de valider des heures de formation obligatoire au travers de ces rencontres gratuites. Il y a des conférences qui permettent de prendre de la hauteur, il y a des formations très techniques. On a aussi l'opportunité de rencontrer beaucoup de partenaires de la profession et des confrères lors des soirées après les universités d’été. Une soirée spéciale, le 6 septembre, permettra aux consœurs et confrères de rencontrer leurs élus et le 8 septembre, ce sera une soirée spéciale avec les jeunes qui aboutira à un « after » au Duplex. Ces universités d'été sont incontournables à la rentrée, on se retrouve à l’occasion d’un moment très convivial et autour d'un intérêt commun qui est la formation, avant de repartir dans la production et l'organisation de nos cabinets.

A.- P. : Sur la formation, le H3C a récemment insisté sur la nécessité d’en faire et de mieux les contrôler. Qu’en pensez-vous ? Comment cela se passe au sein de la CRCC de Versailles et du Centre ?

F. B. : La formation, c'est quelque chose d'important pour évoluer, apprendre de nouvelles techniques, améliorer notre qualité, découvrir des services nouveaux, notamment au travers des attestations, des certifications, des audits, qui sont à notre portée depuis la loi Pacte. Mais nous avons une attitude différente de celle du H3C, qui a une vision coercitive d’application stricte de la loi, avec un nombre d'heures défini, avec une qualité particulière liée aux audits réalisés par les confrères et consœurs sur le terrain etc. La vision de la Compagnie est plus ciblée sur l'accompagnement, c’est une vision bienveillante auprès des confrères et consœurs sur le terrain, pour les aider à construire un plan de formation, voire même d’y intégrer leurs collaborateurs, pour leur permettre d'acquérir de nouvelles compétences et une meilleure qualité de prestations. L’école de la profession comptable et du commissaire aux comptes en Ile-de-France est un ovni de la formation parce qu’elle fait de la formation en quatre points : pour les étudiants en initial, pour les confrères en formation professionnelle, de la VAE et elle s'occupe de nos experts-comptables stagiaires. Nous sommes, avec la CRCC de Paris, l’Ordre de Paris Ile de France, parties prenantes dans Sup’Expertise qui comporte aussi de la formation continue. Dans les plans de formation, nous utiliserons les capacités de Sup’Expertise à fournir, au travers des supports qui sont ceux de la Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes (CNCC), de plus en plus de nouvelles formations. Donc, notre équipe est toujours la même, elle est toujours dédiée au service des confrères et des consœurs sur le terrain pour trouver la bonne formation et organiser leur plan de formation avec ce nouvel outil qu’est Sup’Expertise.

A.- P. : Sup’Expertise fonctionne donc comme un institut de formation ?

F. B. : C'est une école mais avec les quatre éléments de formation que j’ai cités. La formation continue des professionnels sera gérée par Sup Expertise, toujours en lien avec le tronc commun des formations proposées par la CNCC et un tronc complémentaire de formations qui sont créés et dimensionnées par les trois membres institutionnels, les deux compagnies régionales et l'Ordre, au bénéfice de nos consœurs et confrères sur le terrain.

A.- P. : Quel sera le parcours d'un commissaire aux comptes pendant ces trois journées de formation des Universités d'été ?

F. B. : Nous nous sommes organisés pour que, chaque jour, matin et après-midi, des formations de commissariat aux comptes soient à la disposition de nos confrères. Ces formations sont dans un format qu'on appelle CAC 120, qui leur permet d’avoir des formations validées et qui rentrent dans le programme de formation, en heures de formation et en heures de conférences. En effet, nous proposerons de grandes conférences animées par des confrères importants sur l'actualité comptable, comme sur toutes les actualités du commissariat aux comptes. Nouveauté cette année, nous cherchons à avoir le plus d'inscriptions possibles à distance. Un forfait spécial a été mis en place pour assister à ces formations à distance parce que ça a un coût important en termes technique, notamment avec la mise en place d’outils de visioconférence. Nous voulons continuer à avoir des confrères sur place aux Universités d'été, mais aussi favoriser les confrères et consœurs qui sont loin et leur permettre d’assister en visioconférence à un grand nombre de formations. Pas à toutes malheureusement parce que, techniquement, il est impossible de faire tout en visio.

A.- P. : Il y aura aussi des séminaires et des ateliers, avec donc comme nouveauté cette année le parcours des collaborateurs ?

F. B. : Oui, comme chaque année il y aura des séminaires, qui sont des parcours, mais la nouveauté sera le parcours collaborateur. Vous avez donc un parcours transformation expert-comptable, un parcours transformation collaborateur et vous avez le parcours CAC 101 qui est celui du commissariat aux comptes. L’objectif étant d’avoir directement dans ces parcours des thématiques suivies et bien identifiées.

A.- P. : Ces trois jours de formation permettent de valider combien d'heures ?

F. B. : Cela dépend du confrère. Celui qui fait 7 heures par jour sur trois jours peut faire 21 heures. Celui qui veut en faire moins, peut en faire moins. Chacun organise son parcours comme il veut puisqu'en fait, il y a plusieurs formations en même temps. Il y a de l'expertise comptable en même temps que du commissariat aux comptes, en même temps que du social, de la fiscalité, du patrimoine, de la transmission etc. Il y a plusieurs salles en parallèle qui sont à disposition, il y a du choix donc ça peut aller de 2 à 21 heures, en fonction de l'organisation de chacun sur ces trois jours.

A.- P. : Vous participez à la conférence des présidents. Qu'avez-vous prévu pour cette occasion ?

F. B. : C'est un point d'orgue particulier dont nous sommes encore en train de préparer le format, il n'est pas complètement arrêté à ce jour. Le but de cette conférence est de donner de l'information importante à nos confrères sur ce qui s'est passé pendant l'année, la perspective de la prochaine année, pouvoir leur donner un retour sur leurs institutions, au-delà des AG que nous organisons tous les ans, que ce soit à Paris ou à Versailles. Il est important lors de cette conférence des présidents de pouvoir parler de sujets concrets avec eux, d'avoir un regard droit croisé entre l'Ordre des experts-comptables et les Compagnies des Commissaires aux Comptes. Nous avons dans ces conférences la capacité à parler de nos projets en commun, de nos différences aussi, et cette conférence est intéressante parce qu’elle permet aux confrères de comprendre comment fonctionne, de façon interactive ou complémentaire, leurs institutions sur le terrain.

A.- P. : Vous avez évoqué les perspectives d'avenir. Comment voyez-vous l'évolution de la profession ?

F. B. : Nos professions ont une grande capacité de résilience, elles s'adaptent. Elles ont de très belles perspectives, notamment dans le domaine associatif, ou le domaine public qui va s'ouvrir prochainement pour les confrères, mais aussi avec la prise en main de cette capacité à faire des attestations, des audits, de pouvoir embrasser de nouveaux services pour de nouveaux clients. L'avenir appartient à celui qui s’emparera de ces nouveaux services et de sa capacité à se former, à créer une nouvelle offre pour ses nouveaux clients. Oui, il y a de l'avenir dans nos professions. Nous aurons toujours besoin de confiance sur le terrain. Les entrepreneurs ont toujours besoin de montrer à leurs parties prenantes qu’ils peuvent avoir confiance dans l'information financière et extra financière qui sera un enjeu majeur des prochaines années. Les enjeux extra financiers seront vraiment un atout pour le commissaire aux comptes dans les années à venir, parce qu'il est l'auditeur régalien et légal de la formation.

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