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Eramet Ideas accueille une nouvelle génération de microscope, en première mondiale

Le Groupe Eramet, leader européen dans le domaine des mines et métaux, s’est doté d’un un nouveau microscope électronique à balayage (MEB), premier de sa génération au niveau mondial, sur son site d’Eramet Ideas, à Trappes.
Eramet Ideas accueille une nouvelle génération de microscope, en première mondiale
© Eramet

Économie Publié le ,

Un investissement de près d’un million d’euros. Eramet Ideas, le centre d’innovation et de développement du Groupe Eramet, a accueilli un nouveau microscope électronique à balayage. Basé à Trappes, ce site est né en 2018 de la fusion entre Eramet Research, l’ancien centre de recherche et développement du groupe, et Eramet Ingénierie. Il regroupe aujourd’hui 200 collaborateurs dédiés à la recherche, à l’assistance technique et à « l’excellence opérationnelle des futurs procédés innovants » pour l’exploitation et la valorisation des métaux dits indispensables à la transition énergétique, à savoir, notamment, le nickel, le cobalt, le lithium et le manganèse.

Grâce à ce nouveau microscope électronique à balayage, les équipes de l’entreprise trappiste ont désormais la possibilité de définir la cartographie chimique des minerais provenant de toutes les zones d’exploration et d’exploitation. Cette « carte d’identité » détaillée indique la composition et l’organisation de la structure de la matière, de l’échelle macroscopique à l’échelle atomique. Grâce aux trois détecteurs de dernière génération du microscope, une analyse immédiate est réalisée. Cette dernière permet d’acquérir une connaissance nouvelle des minerais, d’anticiper leur comportement lors de leur traitement et ainsi d’optimiser l’extraction des ressources. « En outre, étant premier au monde à avoir mis en place ce type d’outil, nous sommes devenus un centre de démonstration technique », explique-t-on chez Eramet.

Eramet s’est en effet doté d’une feuille de route jugée ambitieuse pour limiter l’impact de ses activités sur l’environnement et la biodiversité, afin d’évoluer vers la « mine responsable ». Aussi, ce microscope ultraperformant offre à l’entreprise un nouvel éclairage pour prendre de bonnes décisions, qu’il s’agisse de poursuivre ou non une campagne d’exploration sur une zone, ou de définir des opérations d’extraction. Il s’agit, dans les deux cas, de réduire l’impact sur l’environnement. « Bien connaître les métaux et les sous-sols travaillés permet en effet de mieux planifier les opérations d’extraction, d’un point de vue technique et financier », précise Laurent Joncourt, président d’Eramet Ideas. « Ce nouvel investissement confirme la volonté d’Eramet de devenir un acteur majeur de la mine responsable qui optimise ses opérations pour limiter son impact sur la planète ».

Les métiers d’Eramet

Eramet valorise et développe principalement quatre métaux. Le nickel, d’abord, est issu de mines de Nouvelle-Calédonie, où est également implantée l’usine principale du groupe produisant du ferronickel. Ce mélange de fer et de nickel est utilisé dans la fabrication des aciers inox. Le nickel est en effet apprécié pour sa résistance à l’oxydation (la rouille) et ses très bonnes propriétés mécaniques à haute température (par exemple, la résistance à la déformation des turbines d’avion). Le groupe est quatrième au niveau mondial sur ce minerai.

Le deuxième métal sur lequel se positionne Eramet ? Le manganèse. Extrait au Gabon, il est utilisé de manière intensive à une étape précise du procédé de fabrication des aciers au carbone (ces aciers dont le principal composant d’alliage est le carbone représentent des milliards de tonnes par an), pour retirer l’oxygène du métal et lui conférer de meilleures propriétés mécaniques. « Il s’agit de notre vaisseau amiral en termes de développement. L’année dernière, nous avons atteint les 7 millions de tonnes », explique Laurent Joncourt.

Le troisième métier d’Eramet a trait aux sables minéralisés. Ces derniers comportent du dioxyde de titane (TiO2), un composé qui sert essentiellement à produire des pigments blancs, une matière première très largement utilisée dans les peintures, les plastiques, les papiers. A l’instar du dioxyde de titane, le zircon est quant à lui utilisé dans l’industrie de la céramique ou pour de nombreuses applications, telles que les matériaux abrasifs ou résistants à l’abrasion, la joaillerie (dioxyde de zirconium), le nucléaire (zirconium métal), les prothèses dentaires…

Enfin, grâce à un procédé d’extraction des saumures (une eau très salée) innovant et développé en Argentine, Eramet se positionne comme un acteur clé sur lithium, métal indispensable à la transition énergétique. Indispensable pour la fabrication des smartphones comme des voitures électriques, ce produit est très recherché et le sera encore davantage dans les décennies à venir, selon le groupe.

Dans ce même objectif de développement durable, le site d’Eramet Ideas accueillera également, l’année prochaine, une usine de démonstration de son procédé de recyclage de batteries au lithium. Considérant que la transition énergétique ne se fera pas sans une automobile parfaitement intégrée dans l’économie circulaire, Eramet a développé un procédé de recyclage permettant de récupérer l'ensemble des métaux précieux des batteries de véhicules électriques, en s'associant à des partenaires répartis sur l'ensemble de la chaîne de valeur de la batterie. Ce projet collaboratif de recherche et d’innovation est baptisé ReLieVe (pour Recycling of Li-ion batteries for electric vehicle).

Eramet Ideas

Eramet Ideas, dont l’acronyme signifie “innovation, development, engineering for advanced solutions“ – est le centre d’innovation du Groupe Eramet. Il rassemble ses experts en métallurgie extractive, de l’élaboration de métaux à partir de minerais à la fabrication d’alliages de haute performance. Avec plus de 40 ans d’expérience en recherche et développement, le groupe possède, à travers Eramet Ideas, une « expertise de classe mondiale » en métallurgie extractive, qui englobe la géométallurgie (qui permet, grâce à une analyse d’échantillons, de piloter l’exploitation de gisements complexes), l’hydrométallurgie (c’est-à-dire la valorisation du minerai par traitement chimique en solution) et la pyrométallurgie (soit la valorisation du minerai par fusion et réduction à très haute température).

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