AccueilSociétéDans une association essonnienne, la solidarité se transmet de mère en fille

Dans une association essonnienne, la solidarité se transmet de mère en fille

L’association longjumelloise pour la diversité culturelle et la solidarité est une affaire de famille au quartier Bel Air à Longjumeau.
l’association longjumelloise pour la diversité culturelle et la solidarité (ALDCS).
© DR - l’association longjumelloise pour la diversité culturelle et la solidarité (ALDCS).

Société Publié le ,

Au quartier Bel Air à Longjumeau, dans l'Essonne, la solidarité est une affaire de famille. Plus précisément celle de la famille Sissoko, dont la mère a créé il y a dix ans l’association longjumelloise pour la diversité culturelle et la solidarité (ALDCS), maintenant gérée par ses filles, vouée au service des habitants du quartier.

A l’occasion des fêtes de fin d’année, l’association a organisé un repas de Noël pour les riverains. Au programme, un diner partagé pour les familles, une distribution de cadeaux et un spectacle de magie pour une centaine d’enfants.

« Rendre les autres heureux »

Ce soir-là, aux fourneaux, aux côtés des autres cuisinières, Niakalin Sissoko, 63 ans. Arrivée en France du Mali en 1978, c’est elle qui a fondé l’ALDCS en 2012, après avoir quitté le milieu hospitalier pour cause de maladie professionnelle. « Avant même de créer l'association, on me voyait dans le quartier comme une médiatrice, une maman ou une grand-mère. Ce sont des sacrifices, mais ça vaut le coup pour que les autres soient heureux », explique-t-elle.

« On l’a toujours vue impliquée, à l’écoute des autres. Parfois on se disait même qu'elle était trop gentille », abonde dans un sourire sa fille ainée Tenemba, 43 ans, la présidente bénévole de l'ALDCS. « Cette asso, c'est la concrétisation de toute la générosité avec laquelle ma mère nous a élevés. Que tu aies beaucoup ou pas, il y a toujours des gens qui sont plus démunis que toi », poursuit cette fiscaliste de profession.

Une quarantaine de bénévoles

L’association a débuté dans un petit local de la cité avec un groupe de parole pour les mères qui se sentaient démunies face au décrochage scolaire ou à la montée de la délinquance. « Elles se déchargeaient mentalement de toutes les responsabilités qu'elles portaient sur leurs épaules, car souvent les papas ne s'investissaient pas dans l'éducation des enfants", se rappelle Mariam, une des six filles de Niakalin Sissoko. Avant d’ajouter : « Depuis que nous sommes petites, notre mère nous a appris à nous, ses filles, l’indépendance féminine et financière. C’était un peu une féministe avant l’heure, même si on ne s’en rendait pas compte à l’époque ».

Avec les années, l'association s'est développée et peut maintenant compter sur un solide réseau d'une quarantaine de bénévoles. Ensemble, ils organisent aide aux devoirs, accompagnement culturel, médiations sociales, initiation au sport ou des événements qui rassemblent tout le quartier, pères, ados et mamans, comme des maraudes pour apporter de la nourriture aux sans domicile fixe. « Ici tout le monde connait Madame Sissoko, elle fait ce que la mairie devrait faire, et plus encore ! », témoigne, enthousiaste, Demba Touré.

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