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Chenilles processionnaires du chêne : l’ONF appelle à la prudence

Les poils urticants présentent un danger pour la santé des Hommes et des animaux, en forêt, comme dans les parcs, notamment.
Chenilles processionnaires du chêne : l’ONF appelle à la prudence

Société Publié le ,

Les amateurs de balades en forêt devront se monter vigilants jusqu’au début de l’été, face à l’apparition de ces larves qui donneront naissance à un papillon de nuit. Leur multiplication est particulièrement favorisée par les chênes des forêts et des parcs ainsi que par la chaleur des villes. Elles vivent en colonie, séjournant dans des nids soyeux, plaqués sur le tronc ou sur des branches d’arbres. C’est en fin de journée qu’elles sortent, en procession, pour se nourrir des feuilles du chêne.

Il faut savoir que depuis le 25 avril dernier, les chenilles processionnaires du pin et du chêne sont désormais considérées comme des « animaux nuisibles » pour la santé. L’effet urticant, le plus puissant des chenilles hexagonales, est issu de poils urticants. Ils le restent jusqu’à deux à trois ans après leur apparition, qu’ils soient dans le nid, déposés par les mues ou qu’ils aient été "lâchés" par la chenille qui se sent agressée ou qui a été écrasée. La chenille processionnaire du chêne ne se déplace au sol qu’accidentellement puisqu'elle s’alimente et se transforme en chenille sur l’arbre (contrairement à celle du pin, qui joint le sol en mars).

Les réactions allergiques peuvent être intenses, y compris chez les animaux. En cas d’indigestion, leur langue peut se nécroser, les empêchant de s’alimenter. Sur l’homme, les effets peuvent également être importants, entrainant des troubles parfois graves (choc anaphylactique, œdèmes, irritations, démangeaisons) dans les cas les plus fréquents, voire des réactions plus importantes chez les personnes sensibles, nécessitant un recours médical.

Quoi qu’il en soit, l’ONF rappelle que la vigilance doit être de mise en évitant tout contact direct avec les chenilles, leur nid et les zones potentiellement infestées. L’office recommande à titre préventif, en forêts ou en zones boisées urbaines : d’éviter les arbres porteurs de nids, d’éloigner les enfants et les animaux de compagnie, de ne jamais toucher les chenilles vivantes ou mortes, les nids récents ou vieux, d’éviter de se frotter les yeux en cas d’exposition et de ne pas faire sécher son linge à l’extérieur près des arbres atteints en cas de grand vent. Au retour de forêt, l’ONF recommande, en cas de doute, de prendre une douche tiède et de changer de vêtements. Si des problèmes subsistent, il faudra alors consulter un médecin. De la même manière, si des réactions sont visibles sur un animal de compagnie, il faudra consulter rapidement un vétérinaire.

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