AccueilTerritoireCatherine Deneuve, marraine du Domaine de Méréville, en visite au studio Othoniel

Catherine Deneuve, marraine du Domaine de Méréville, en visite au studio Othoniel

Cette visite s'est inscrite dans le cadre de la restauration d'un joyau du Domaine, le Pont aux Boules d'or, une passerelle qui avait fini par être remplacée sous les assauts du temps.
Catherine Deneuve, marraine du Domaine de Méréville, en visite au studio Othoniel

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C'est en tant que marraine du Domaine de Méréville que l'actrice a été invitée à visiter le studio de l'artiste Jean-Michel Othoniel, dans le cadre du partenariat entre la fondation Essonne Mécénat, la Fondation du patrimoine, le Département de l'Essonne et le Crédit agricole pour la restauration du Pont aux Boules d'or.

La collectivité s'est attaché la collaboration de cet artiste d'envergure internationale pour participer à la renaissance de l'une des fabriques principales de ce jardin anglo-chinois. Jean-Michel Othoniel a plus précisément imaginé un nouveau pont aux boules d'or, mêlant bois et métal, inspiré de l'ouvrage existant au XVIIIe afin d'embrasser toute son histoire, en l'ornant à nouveau des perles et anneaux d'or disparus avec le temps.

L'artiste a notamment présenté son esquisse, offerte au Département de l'Essonne, à François Durovray, président du Département, et Hervé Lancelot, délégué régionale Île-de-France de la Fondation du patrimoine et dévoilé les premières perles miroirs – elles seront au nombre de 3000 au total - qui viendront orner la passerelle.

Les travaux devraient être achevés à la fin de cette année. La délégation se retrouvera donc dans quelques mois au jardin de Méréville, pour inaugurer la première pierre de la future passerelle, qui fera à elle seule destination et participera au rayonnement du Domaine.

Une vaste campagne de réhabilitation

Classé Monument historique, le Domaine départemental de Méréville, situé au Sud de l'Essonne, s'apprécie comme l'un des exemples les plus emblématiques des jardins anglo-chinois réalisés à la fin du XVIIIe siècle en Europe. Les plus grands architectes paysagistes, François-Joseph Bélanger puis Hubert Robert, ont dessiné pour le marquis de Laborde ce jardin pittoresque, une « oasis » comme le décrivait Châteaubriand dans ses Mémoires d'Outre-Tombe. Construit autour de scènes paysagères et de fabriques ponctuant les eaux de la Juine, les grottes, enrochements artificiels et autres ponts viennent ainsi surprendre le visiteur dans sa découverte du parc.

Le Département de l'Essonne a commencé en 2016 une vaste campagne de réhabilitation du domaine pour lui redonner toute sa splendeur d'antan et le rouvrir largement au public.

Parmi les projets en cours, la restauration du Pont aux boules d'or, une passerelle aux destins multiples. Implantée au voisinage de l'Ile du Grand Lac, cette passerelle, d'abord en bois, réalisée par Bélanger au XVIIIe dans le goût chinois, devait son nom aux boules dorées qui ornaient ses extrémités. Ayant subi les assauts du temps, elle a été remplacée au XIXème siècle par une passerelle en fonte, plus fonctionnelle qu'ornementale. Cette dernière est actuellement en restauration et sera déplacée à l'endroit du potager.

De nombreux mécènes

Le Département de l'Essonne a créé, sous l'égide de la Fondation du patrimoine, la fondation Essonne Mécénat, afin d'associer tous les passionnés de patrimoine naturel et culturel à la renaissance de cette merveille de jardin. Plusieurs souscriptions permettent de soutenir les projets emblématiques du parc, comme la restauration du pont aux boules d'or. De nombreux donateurs soutiennent déjà ce projet, et notamment le Crédit Agricole.

Soucieux de préserver le patrimoine, notamment les parcs et jardins d'exception qui constituent une bouffée de bien être pour bon nombre de Franciliens, Crédit agricole d'Ile-de-France mécénat s'est engagé, avec la Fondation Crédit Agricole Pays de France, à hauteur de 80 000 euros pour faire renaître le Pont aux boules d'or.

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