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Environnement A Trappes, Barbara Pompili présente un plan d’actions pour accélérer le développement du photovoltaïque

La ministre de la Transition écologique a visité le site de Metro à Trappes, où des panneaux photovoltaïques viennent d’être installés, à l'occasion de la présentation d'un plan d'actions dédié au développement de cette énergie.
A Trappes, Barbara Pompili présente un plan d’actions pour accélérer le développement du photovoltaïque

Territoire Publié le , Quentin Clauzon

« Il faut sortir des idées reçues. Le solaire, ça fonctionne partout, pas seulement dans le Sud de la France. Nos voisins européens l’ont bien compris, notamment les pays du Nord qui y recourent massivement ». Tel est le message qu’a souhaité faire passer la ministre de la Transition écologique, qui s’est rendue à l’entrepôt Metro de Trappes, dont le parking est couvert de panneaux photovoltaïques depuis juin dernier. « Cet exemple trappiste montre qu’on peut le faire, que c’est simple à exécuter, parce que nous avons les outils réglementaires et qu’il y a des avantages derrière, le coût de la production de cette énergie ayant baissé ».

Installés sur quelque 375 m2 de toiture de l’ombrière du parking de ce magasin, les 210 panneaux permettent de produire 10 % de l’électricité consommée par le site annuellement. « Nous avons démarré il y a quatre mois. Nous allons ensuite monter à 20 % », a expliqué Pascal Peltier, directeur général de Metro France. Il faut dire qu’en tant que grossiste alimentaire, Metro doit produire « beaucoup de froid », comme l’a précisé Patrick Eychenié, secrétaire générale de Metro France. « Nous arrivons à couvrir, sur certaines périodes, jusqu’à 90 % de notre consommation sur ce site (selon la période de l’année). Il s’agit d’un système d’autoconsommation », a-t-il ajouté. En France, sept sites de l’entreprise sont équipés de panneaux, 10 autres le sont en ce moment (sur la centaine de magasins dont elle dispose).

En 2014, l’entreprise a lancé un plan avec une « ambition forte », celle de réduire de 60 % son empreinte carbone à horizon 2030.  « Nous en sommes déjà, en sept ans, à moins 31 % d’empreinte carbone, grâce à différentes actions (solaire, éoliennes, etc.) », s’est réjoui Patrick Eychenié. La loi “climat et résilience“ vise à généraliser ces dispositifs.

Développer impérativement des énergies renouvelables

« Les deux tiers des énergies consommées en France étant du gaz et du pétrole, il faut passer à l’électrique », a notamment rappelé Barbara Pompili. Le Gouvernement fait du photovoltaïque un pilier majeur de la décarbonation du mix énergétique français. Aussi, la Programmation pluriannuelle de l’énergie prévoit une forte croissance de la puissance photovoltaïque installée, pour atteindre entre 35,6 et 44,5 GW en 2028 (contre 12 GW installés à mi-2021). A l’heure actuelle, ce mode représente seulement 2 % de la production d’électricité du pays.

Le plan d’actions présenté par la ministre lors de cette journée, prévoit donc d’accélérer le développement du solaire, à travers la libération d’espace, tout en limitant la consommation de foncier et en simplifiant les procédures. Si le plafond de puissance permettant de bénéficier d’un tarif d’achat sans appel d’offres (l’arrêté publié par Barbara Pompili le 6 octobre 2021 a rehaussé ce plafond de 100 à 500 kW) a été multiplié par cinq, un nouvel arrêté « pour attribuer un soutien public à des projets photovoltaïques de moins de 500 kW sans appel d’offres sera publié sous six mois, afin de valoriser des terrains dégradés présentant des enjeux limités en termes de biodiversité et de paysage ». Une autre action de ce plan vise à faciliter le lancement de 1000 projets photovoltaïques sur foncier public d’ici 2025. Les nouveaux entrepôts, hangars et parkings couverts et extérieurs de plus de 500 m2 d’emprise au sol auront également l’obligation d’installer des panneaux photovoltaïques sur leur toit ou des toitures végétalisées. Cette obligation concernera aussi les nouveaux immeubles de bureaux de plus de 1000 m2 d’emprise au sol et les rénovations lourdes de ces bâtiments.

« Le temps n’est plus à l’hésitation. Les six scénarios préparés par RTE (le gestionnaire du Réseau de transport d’électricité) et visant à ce que la France atteigne son objectif de neutralité carbone sont très clairs. Nous devons faire des économies d’énergie, de l’efficacité énergétique (isoler nos bâtiments, etc.), mais aussi électrifier un certain nombre de nos modes de production. Nous aurons besoin de 20 % de plus d’électricité dans les 10 ans à venir. Pour y arriver, nous avons le choix, sauf à rouvrir des centrales à charbon, ce que personne ne veut :  nous devons déployer massivement le renouvelable. Sur ce point, le solaire est l’une des sources de production d’électricité qui a un potentiel de développement très important et qui en plus est rentable aujourd’hui. C’est pourquoi nous avons fait en sorte de faciliter les installations d’énergies renouvelables, en revoyant les guichets tarifaires pour qu’ils soient plus en adéquation avec la réalité », a expliqué Barbara Pompili.

 

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