AccueilÉconomie350 000 Franciliens n’ont pas accès aux commerces de proximité

350 000 Franciliens n’ont pas accès aux commerces de proximité

Le parc de commerces en Île-de-France a peu évolué entre 2017 et 2022, mais des mutations et fractures territoriales apparaissent. L’Institut Paris Région a publié une note sur la nouvelle cartographie du commerce en Île-de-France.
Près de 350 000 habitants de grande couronne n’ont pas de commerce près de chez eux.
©Adobe Stock - Près de 350 000 habitants de grande couronne n’ont pas de commerce près de chez eux.

Économie Publié le ,

L’Institut Paris Région a passé l’armature commerciale francilienne au peigne fin : centres commerciaux, grands commerces, hypermarchés, commerces de centre-ville, de proximité, zones périphériques, tout a été analysé. En 2022, la base de données de L’Institut Paris Région compte 219 centres commerciaux d’une surface de plancher égale ou supérieure à 5 000 m² et totalisant 6 306 000 m².

Depuis 2017, date de la dernière étude, L’Institut Paris Région n’a pas constaté une réelle évolution de la géographie du commerce francilien, même si des modifications apparaissent : le parc de centres commerciaux est resté stable du fait d’une forte chute du nombre d’ouvertures depuis 2014. La progression des surfaces s’explique par des extensions des équipements existants et notamment des centres commerciaux régionaux.

3 % des Franciliens sans commerces

Sur le critère de 15 minutes à pied, près de la moitié de la population francilienne (46 %) a accès à un panel complet de commerces et services de proximité, mais 3 % des Franciliens n’y ont pas accès du tout. La différence est importante entre la zone dense où 2 habitants sur 3 ont accès à la gamme complète de commerces de proximité contre seulement 1 sur 5 en grande couronne. Près de 350 000 habitants de grande couronne n’ont pas de commerce près de chez eux.

Les villes les mieux dotées sont logiquement les plus peuplées, elles se situent sur les axes historiques d’urbanisation de l’Île-de-France, voies routières, axes fluviaux. La Seine-et-Marne est le département le moins bien équipé.

Des grandes mutations en cours pour les commerces

Deux cartes montrent que des mutations sont à l’œuvre dans le secteur du commerce car elles reflètent la dynamique des implantations : la carte des autorisations commerciales d’une part, et celle des projets d’autre part. L’une et l’autre montrent deux tendances.

Une baisse des volumes, d’abord, qui laisse supposer une stabilisation des surfaces dédiées au commerce dans la décennie qui vient. Sur la période 2015-2020, deux fois moins de surfaces ont été autorisées par rapport à la période antérieure, et seulement la moitié des projets ont été recensés en 2022 par rapport à 2017.

Un changement dans les localisations et la nature des opérations ensuite : la rareté foncière et le durcissement des contraintes réglementaires ont fait bouger les lignes et poussé les opérateurs à se lancer plus souvent dans des restructurations et extensions d’équipements existants, des programmes mieux insérés dans les opérations d’aménagement urbain qui diffèrent des développements monofonctionnels pratiqués jusqu’à présent. Cette tendance ne signifie pas pour autant une rupture complète avec les pratiques anciennes et des programmes nouveaux en extension urbaine sont encore dans les cartons. Les acteurs du commerce prouvent une fois encore leur capacité à répondre aux transformations économiques et sociétales, ainsi qu’aux nouvelles contraintes, notamment la réduction de la consommation foncière qui s’impose à eux.

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