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« Nous avons des perspectives passionnantes à Saint-Quentin-en-Yvelines »

L'agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines a organisé dernièrement, à Montigny-le-Bretonneux, une matinale sur le thème de “la ville de demain». La crise sanitaire et économique a bouleversé l'organisation des entreprises, des territoires, de la société dans toutes ses composantes. Télétravail, numérique, révolution des usages dans la ville... La crise génère de nombreux problèmes économiques et sociaux. Elle est aussi source d'innovations et d'opportunités pour recomposer le territoire urbain et l'adapter à ces besoins émergents pour l'agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines, qui a souhaité en débattre avec les professionnels du secteur.
« Nous avons des perspectives passionnantes à Saint-Quentin-en-Yvelines »
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Ce contexte pose beaucoup de questions dans différents domaines. Des attentes nouvelles sont nées en matière d'aménagement du territoire, de la part des clients et des usagers. On trouve différentes conceptions des opérations et des produits, comme les programmes mixtes, le coworking, le coliving… De même, les ressources publiques se font plus rares, il faut être plus efficient, faire appel à de nouveaux opérateurs et renforcer les dynamiques partenariales. Les opérations de plus en plus complexes », explique Lorrain Merckaert, vice-président urbanisme et aménagement de Saint-Quentin-en-Yvelines, en ouverture des débats.

Selon le maire de Montigny-le-Bretonneux, l'agglomération a des objectifs ambitieux dans la conception de nouveaux projets. « La liste est très longue, il y a pour tous la capacité à travailler aujourd'hui. Nous avons des ZAC et des opérations communautaires », explique-t-il. « A côté, nous avons un sujet qui concerne de plus en plus les communes. Le foncier, que nous avons connu, facile à aménager, se raréfie. Nous avons élaboré avec vous une charte pour que le travail soit partagé entre les opérateurs et la puissance publique. »

Le vice-président l'assure : l'agglomération et ses communes déploient une politique volontariste pour avancer sur de grands projets, avec pour leitmotiv “reconstruire la ville sur la ville”. Une réflexion est nécessaire autour de nouveaux produits comme les résidences intergénérationnelles, les résidences seniors, le coliving, le bail réel solidaire, un nouveau dispositif qui permet de dissocier le foncier du bâti pour limiter le prix des logements.

« Nous avons une vraie culture de l'aménagement du territoire à Saint-Quentin-en-Yvelines, c'est un atout. Elle permettra de sortir des opérations complexes qui impliquent un travail partenarial », souligne Lorrain Merckaert, évoquant notamment les JO 2024, qui vont rendre le territoire plus attractif encore. « D'autres collectivités sont intéressées à ce que le territoire évolue rapidement d'ici cette échéance, nous avons donc des perspectives passionnantes sur Saint-Quentin-en-Yvelines. »

Les évolutions à venir

Durant le confinement, l'organisation du territoire a également été bouleversée par le développement du télétravail. « Pendant le confinement,
80 % des salariés de nos entreprises – hors économie résidentielle – étaient en télétravail. C'est bien le numérique qui a permis de sauvegarder notre économie locale », explique Alexandra Rosetti, vice-présidente chargée du développement économique à Saint-Quentin-en-Yvelines. Ce mode de travail est en effet adapté aux activités de conception, d'ingénierie, ou de développement, largement déployées sur ce territoire. Avant le nouveau confinement, la tendance était au retour au bureau, avec une combinaison du télétravail et du présentiel. « Une tendance que nous avons encouragé pour les commerçants locaux et les restaurateurs particulièrement impactés », poursuit la vice-présidente.

Deuxième pôle économique de l'Ouest francilien, Saint-Quentin-en-Yvelines est doté d'un parc d'immobilier d'entreprise de quelque 5 millions de mètres carrés. Il est au cœur de nombreux projets de développement.

« Saint-Quentin-en-Yvelines entend jouer un rôle clé dans cette révolution. Nous avons des atouts forts pour cela. Nous avons engagé une opération de renouvellement en profondeur de nos immeubles vacants ou obsolètes. Les immeubles produits depuis plusieurs années respectent des normes environnementales strictes et privilégient la souplesse d'utilisation et le confort au travail », souligne Alexandra Rosetti, ajoutant que les acteurs de l'immobilier du territoire ont su anticiper ces évolutions et créer des bureaux modernes et agréables. A ce titre, une offre se développe, notamment à Montigny, avec le programme des Quadrants qui bénéficie de la proximité de la gare où, en temps normal, des trains partent toutes les six minutes vers Paris.

Pour la vice-présidente, dans l'avenir proche, l'immeuble de bureau va jouer rôle de plus en plus central, en devenant le lieu de rassemblement des équipes et l'incarnation emblématique de celle-ci. Avec ses espaces verts et publics, sa politique “active” en matière de mobilités douces, Saint-Quentin-en-Yvelines dispose d'atouts non négligeables. « Notre politique foncière volontariste permet d'offrir du foncier adapté, pour répondre au besoin de développement de nouveaux campus d'entreprises », souligne Alexandra Rosetti.

Retour sur 2019

L'année 2019 a été particulièrement dynamique dans l'agglomération, au niveau des transactions et des mouvements d'entreprises, avec environ 136 000 m2 de transactions, dont 50 000 m2 en immobilier tertiaire et 86 000 m2 en locaux d'activités/entrepôts. Les entreprises se sont ainsi ancrées un peu plus sur le territoire, en réalisant une extension, comme l'entreprise Sumitomo, qui s'est implantée sur Trappes, sur l'Omega Parc d'Elancourt et qui continue à s'étendre avec une troisième implantation, située dans ce même parc. Sofrilog fait également construire un entrepôt logistique “clé en main”. Le territoire attire également de nouvelles entreprises. Mais pour Christine Turquet de Beauregard, « ce qui marque l'intérêt du territoire, ce sont les investisseurs ». Ces derniers ont beaucoup investi en 2019 sur le territoire, à l'instar de la Société de la tour Eiffel, de PP Invest, Keystone, ou encore HSBC.

Pour 2020, compte tenu de la récession et de l'incertitude sur le climat des affaires, les entreprises ont, semble-t-il, des difficultés à se projeter sur la réalisation de leurs projets immobiliers. Tous les segments sont en recul, mais les plus touchés sont les grandes surfaces. « Les grands comptes réfléchissent à la rationalisation de leur immobilier d'entreprise. Des mètres carrés sont libérés, soit parce que l'entreprise est en grande difficulté, soit en raison d'une évolution liée au télétravail », explique Christine Turquet de Beauregard. C'est uniquement le marché de l'investissement qui avait repris progressivement ; un marché plutôt marqué par des investisseurs français.

L'heure d'un Pré-bilan

L'agglomération a fait un pré-bilan sur son territoire pour l'année en cours. Elle décompte ainsi 13 500 m2 de transactions dans le secteur tertiaire, avec seulement deux transactions supérieures à 1 000 m2. Le marché est essentiellement porté par les petites surfaces.

Quant aux locaux d'activité, la surface atteint 17 500 m2, avec trois transactions qui sont supérieures à 1000 m2 et la signature d'un contrat en Vefa pour 5 200 m2. Avec 45 000 m2 d'investi sur Saint-Quentin-en-Yvelines, le marché de l'investissement tire encore une fois son épingle du jeu. Il s'agit soit produit avec locataires soit, soit de locaux à réhabiliter. Plusieurs chantiers sont en cours et l'agglomération attend au quatrième trimestre 2020 de bonnes nouvelles sur les transactions. « Il y a des négociations très avancées, nous devrions augmenter notre chiffre. Plusieurs chantiers en cours continuent de progresser, comme sur l'Omega Parc avec CFC développement, qui lance sa troisième tranche en blanc, ou comme le SQY View et le Follow de l'îlot des Quadrants ».

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